LAFAYETTE


Après un album en l'an 2000, résolument décadent et glam-rock, après un exil de 10 ans dans une usine de l'industrie musicale et rescapé du capitalisme, Lafayette revient avec un nouveau concept, le glam vieille France et un univers plus intimiste mais toujours aussi décadent, avec Emmanuel Dubus au piano
Cliquez ici pour écouter les Etoiles mortes, morceau inédit dans la veine du nouveau style, jamais diffusé jusqu'à présent

 
portrait
Chaque artiste vit au gré des cycles et des périodes qui marquent l'univers esthétique du moment. Lafayette ou Thierry Lafayette ne fait pas exception à la règle.
Début 1979 à 16 ans , il est jeune homme moderne courant aux concerts de Suicide Roméo, Modern Guy, Marquis de Sade, Magazine, Public Image.
Le Palace, le Rose Bonbon, les après-midi passés chez Music Box rue Saint-Sulpice, puis chez New Rose,il y rencontre déjà Frédéric Noyé avec qui il jouera en dent de scie pendant vingt ans, les répétitions avec le futur Cambouis. ( batteur emblématique du punk’s not dead à la française), avec Frédéric et Patrick Lemarchand (ex Warm Gun et futur Wild Child, Little Bob Story), l'intérim des membres d’Edith Nylon quand un deuxième guitariste ou un bassiste manquait.
Puis les années 80 inaugurent une période en porte-à-faux et sans réelle substance où l'insouciance,la créativité, la spontanéité de la fin des années 70 s'est effacé laissant un vide et une période de doute.
Il voit Rita Mitsouko et Tabou à l'Olympia quatre ans après la nuit punk de 1978;Tabou ne fera hélas jamais de disque, d'ex Marie et les Garçons, Artefact et Casino Music en constituent l'ossature et ce qu'il entend de ces deux groupes ressemble exactement à ce que lui et Frédéric Noyé qui entretemps a fait un album comme claviers avec Edith Nylon et un 45 tours avec Kamikaze préparent depuis quelque mois, Anne Pigalle va bientôt arrivé, pourquoi alors ne pas créer un mouvement mais l'heure n'est plus aux courants rassembleurs, place au chacun pour soi et à l'hyper individualisme et les années 80 seront jalonnées de projets avortés. En 91 un bassiste Jean- Yves Millaire vient rejoindre le duo, puis un batteur Jean-Louis Vialle 2 ans plus tard.Jean-Louis a joué avec les Rita Mitsouko pendant la tournée Marcia Baia en 84, les Jeunes Lafayette commencent à être un vrai groupe et Thierry se fait appeler Gladys de Montmartre.
Les compositions oscillent entre la chanson française traditionnelle mâtinée d'esprit glam cabaret et un afro cubain new wawe pailleté.
On en retrouvera certaines sur le disque de Thierry en 2000
Ils reprennent "Polly Magoo" d'Asphalt Jungle et Patrick Eudeline vient les voir sur scène .Il demande à Thierry et à Jean-Louis de l'accompagner.
Thierry va accompagner une de ces idoles alors qu'il se considère lui-même comme piètre guitariste.
Après le départ de Jean-Louis et l'arrivée de Stéphane Thénevin aux claviers, les Jeunes Lafayette se séparent en 1996. Thierry continue à faire des maquettes avec Stéphane quand miracle une maison de disques l'engage en 98, l'album se fera en 99 avec toujours le fidèle Frédéric Noyé,plus Yan Le ker ex Modern Guy, Bruno Saunnier ex Gamine.
Un clip passe en boucle sur M6, la presse écrite consacre beaucoup d’articles à cet artiste qui se considère plus volontiers décadent que glam rocker (il n’ a jamais voulu être le roi du glam comme l’affirmait une campagne de marketing douteuse) mais le business a toujours raison des excentriques.

 
LE MONDE MERVEILLEUX DE LAFAYETTE
1 - JE TRÉPIGNE
2 - NOURRITURE
3 - UN MONDE MERVEILLEUX
4 - PLATFORM BOOTS BABY
5 - PASSIONS BOURGEOISES
6 - UNE RUE, UN SOIR
7 - HOMME DES ÉTINCELLES
8 - DE SIMPLES FONCTIONNAIRES
9 - SORTIR LA LANGUE
10 - CHAMPAGNE
11 - PROPRETÉ DE PARIS
12 - SUS À L'ENNEMI
13 - JE SUIS LA NUIT

Vendredi 26 février 2010 20h00 :
AU KIBELE
12 rue de l'échiquier
PARIS 75010
Avec Emmanuel Dubus au piano

Entrée 5 euros